Portraits au crayon, témoignages recueillis
Dessiner et écrire ceux qui servent.
Elia Tellure est infirmière, artiste et autrice. Depuis deux ans, elle dessine au graphite les militaires, vétérans et forces de l'ordre, et écrit, avec eux, ce que leurs blessures visibles et invisibles ne disent jamais.
Chapitre I · L'œuvre — graphite sur papier
Un visage demande qu'on le regarde longtemps.
Graphite sur papier, format portrait, sans filtre. Chaque œuvre commence par un entretien, Elia ne dessine personne qu'elle n'a pas écouté.
Chapitre II · Les voix — vingt-trois témoignages
Ce qu'ils n'avaient dit à personne.
« Le bruit, je l'ai encore. Il revient quand la maison est calme, ce n'est pas là-bas que ça fait mal, c'est ici. »
Adjudant-chef THOMAS, 41 ans — prénom modifié
« Quelqu'un s'est assis en face de moi et a mis deux heures à me dessiner sans rien me demander. C'est là que ça a commencé. »
Vétéran, opérations extérieures
Chapitre III · Le recueil — jeudi 22 octobre 2026
Vingt-trois voix. Un seul silence brisé.
Chaque témoignage est porté par le portrait de celle ou celui qui parle. Ce qu'ils n'avaient dit à personne, ils ont accepté qu'on le lise.
Chapitre IV · L'autrice — soigner, puis dessiner
Elia Tellure
Soigner d'abord.
Le crayon est venu après.
Elia dessine depuis toujours, en autodidacte. Ce n'est pas une reconversion ni une thérapie : c'est ce qu'elle fait depuis l'enfance, en parallèle du soin. Elle est infirmière, et l'est toujours, à mi-temps. Le reste est venu par hasard. Le sport l'a fait croiser un militaire, elle l'a dessiné, sans autre idée que celle-là. Le portrait a circulé dans un milieu qui ne s'ouvre pas facilement, et un deuxième est arrivé. Puis un autre.
En deux ans, ils sont des dizaines à s'être assis en face d'elle. Ils lui ont raconté ce qu'ils ne racontent pas chez eux, et c'est de ces heures d'entretien qu'est né le recueil qui paraît.